Allopathie

Etymologiquement, le terme « allopathie » vient du grec "allos", autre, et "pathos", maladie. Il a été utilisé pour la première fois par Hahnemann (1755-1843), pour désigner toutes les médecines ne faisant pas appel au principe de similitude, cher à l’homéopathie.


Aujourd’hui l’allopathie désigne en général les méthodes et médicaments utilisés par la médecine conventionnelle occidentale. C’est la médecine enseignée dans les facultés de médecine, et pratiquée dans les hôpitaux. Elle se veut la plus objective et scientifique possible, et le "gold standard" d’un traitement moderne repose sur des "essais cliniques randomisés, contrôlés et en double aveugle", pour éliminer tout effet placebo, et toute subjectivité. Cela donne une base solide au corpus de connaissances à disposition du médecin. Et cela permet d’établir des protocoles de traitement utilisables par l’ensemble des médecins, dans le monde entier.


Toutefois, cette méthodologie ne constitue que l’un des piliers de la médecine fondée sur les preuves. En effet, l’être humain ne peut être réduit à sa composante matérielle et mesurable. Beaucoup de choses échappent à cette compréhension, et les urgences de certains hôpitaux donnent maintenant les coordonnées de guérisseurs, en particulier ceux qui « coupent le feu », en cas de brulure. Car ils ont fait l’expérience que cela marche. Et c’est le deuxième pilier de la médecine fondée sur les preuves, l’expérience du médecin.


Le troisième et dernier pilier, est le choix du patient. Cela peut sembler arbitraire au premier abord. Mais ce choix est déterminé par de nombreux éléments qui échappent au médecin, comme l’expérience du patient, la façon dont il s’est soigné et guérit par le passé, sa vie, son histoire, l’histoire de sa famille, sa religion, sa culture, peut-être même la situation qui l’a amené à tomber malade. Ce choix est donc primordial pour que la décision thérapeutique soit la meilleur possible.


Ainsi la médecine allopathique/conventionnelle/moderne/académique, soigne la plupart du temps en s’appuyant sur des protocoles précis et des preuves scientifiques acquises avec plus ou moins de solidité selon la qualité méthodologique des études (ce que l’on appelle niveau de preuve). Mais elle a dans ses fondements théoriques et humains, de la place pour l’expérience du médecin comme celle du patient, et pour d’autres formes de médecines et de thérapies, dont les preuves sont plus subtiles à établir, et qui s’appuient plus sur les ressourcent d’auto-guérison du patient.

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